http://www.lebigjay.net Lost between infantile and senile, travelling around the world never to find the age of reason. Thu, 07 Sep 2017 05:32:44 +0000 en-US hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.5.1 2016, A New Travel ‘Season’ Begins http://www.lebigjay.net/2016-new-travel-season-begins/ http://www.lebigjay.net/2016-new-travel-season-begins/#comments Tue, 10 May 2016 08:32:47 +0000 leBigJay http://www.lebigjay.net/?p=1550 Five years after leaving Paris, with two long journeys, and two other summers spent in France and around – spending more time friends and family -, my confidence has grown: my lifestyle is working! I can do a job I like during the winter and travel the rest of the year, learn new skills, learn [...]

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Five years after leaving Paris, with two long journeys, and two other summers spent in France and around – spending more time friends and family -, my confidence has grown: my lifestyle is working!
I can do a job I like during the winter and travel the rest of the year, learn new skills, learn about/from the planet and people, get involved in actions that benefit nature and local communities.

The irresistible call to travel

Nearly 3 years after the closing of the second season of my travels, the travel bug has awaken again. My backpack is desperately calling for action! I had two options for destinations: resuming from where I left off either one of my so-called seasons: South-East Asia of Latin America.

The latter is packed with advantages: easy to travel, no visas, one language I want to (re)learn to speak, spectacular sceneries with natural features I love the most: mountains, volcanoes, intense wildlife, lush rainforests; and other ingredients: precolombian cultures and ruins, colonial towns and lifestyle, rich traditions and customs, warm and welcoming people…

Destination was chosen, dates easily picked up. I only had to determine the itinerary considering seasons and weather conditions, trying to get the best of those all along the way. Final result: From Costa Rica to Argentina, from May to November 2016.

Objectives

With my recent experience WWOOFing in England and my interest for ecology and sustainable living, I quickly defined clear objectives: getting involved in the preservation of nature and the wildlife.

I have done some research and found interesting projects that where recruiting volunteers. A lot of organisations offer a rich catalogue of projects covering vast areas from social to education, from wildlife welfare to farming. I made contact with a few of them. All projects come at a cost for volunteers and organisations can charge a lot. Too much. Way too much. I was finalising a project with a local organisation in Quito for a Natural Reserve preservation program in the Amazon forest, and I was asked for more than 700 USD for three weeks. Although it is somewhat understandable to be asked a contribution for food and accommodation, being asked for such an amount of money made me fell like being ripped off.

At least WWOOFing projects only ask for food and/or accommodation contribution. But some of those are organic farms and so-called fair-trade businesses set up by opportunistic ‘Westerners’ who are taking the benefit of the green-washing and eco-bullocks trend in Western countries. Yes, they may also benefit local communities in one way… May be.

Anyway, one day before departure, I have managed to find what seems to be a local independent hospitality business attached to a natural park and that offers lots of activities in conjunction with the local community and adjacent Tenorio Volcano National Park. The place is the Heliconias Eco-lodge. I have planned to stay and work for two weeks there.

For the rest of the trip, I have made contacts with an organic farm in the South of Costa Rica, another Lodge and community in Columbia, and due to the recent devastating earthquake in Ecuador, I might get involved in the reconstruction.

I have posted a map of the roughly planned itinerary for this journey on this page: Season 3 Map: Latin America.

I will be posting further details and accounts of my experience on this blog. Keep checking back, and also follow me on Twitter and Facebook for more live updates.

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Premiers pas dans les Rocheuses http://www.lebigjay.net/premiers-pas-dans-les-rocheuses/ http://www.lebigjay.net/premiers-pas-dans-les-rocheuses/#comments Mon, 26 Aug 2013 14:06:18 +0000 leBigJay http://www.lebigjay.net/?p=1447 Les Rocheuses… un mythe ! Que ce soit pour ses reliefs, sa faune, sa neige légendaire, les X games, ou le classique « The Other Side of Aspen », les rocheuses ont toujours été pour moi une source de fantasmes et de fascination. J’ai enfin pu bravé ses voies que je pensais impénétrables… mais c’est les états unis… ! [...]

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Les Rocheuses… un mythe ! Que ce soit pour ses reliefs, sa faune, sa neige légendaire, les X games, ou le classique « The Other Side of Aspen », les rocheuses ont toujours été pour moi une source de fantasmes et de fascination. J’ai enfin pu bravé ses voies que je pensais impénétrables… mais c’est les états unis… !

Basé chez mon ami Shawn Rae à Broomfield, près de Boulder, je me suis tâté un moment pour savoir si j’allais pouvoir entreprendre une expédition à Yellowstone, non loin (à l’échelle des USA…). En plein mois d’août j’ai eu peur de l’affluence, d’autant plus de la nécessité de réserver les campements. Dans les parcs nationaux, le camping sauvage n’est pas permis. Seul le backcountry camping est autorisé dans les emplacements officiels de faible capacité et sur réservation seulement. De plus, Yellowstone est à 10 heures de route de Boulder. Même si la location de voiture était abordable, je me voyais mal faire seul 10 heures aller et autant de retour. J’ai une nouvelle fois vu la limite du voyage seul… Je me suis donc dit que je pourrais garder cette aventure pour plus tard… quand je ne serai pas seul…

Je me suis donc rabattu sur le Rocky Mountains National Park à toute proximité de Boulder. À l’aide d’une carte topographique, j’ai étudié l’itinéraire : une grande boucle à travers une bonne moitié du parc. J’ai fait mes courses au temple du camping : RIE. C’est l’équivalent du vieux campeur, décathlon et go-sport réunis… Je trimbalais déjà ma tente et un sac de couchage ridicule depuis Montréal. Mais le souvenir des nuits glacées au Kirghizstan m’a incité à acheter un sac de couchage plus sérieux pour cette occasion. Dans le panier: un bruleur et petite bombonne de gaz et des repas liophylisés. Enfin complètement équipé, il ne me restait plus qu’à trouver le moyen de me rendre sur place. Les accès au parc se trouvent à 50 miles de Boulder.

Un service privé de transport entre l’aéroport de Denver et Estes Park via Boulder m’a permis de m’en rapprocher pour USD45 tout de même… Au passage, le mythe de la qualité de service aux US s’est effondré avec cette prestation. Incapable de fournir un horaire fiable de passage, j’ai du attendre 2 heures. Je ne m’étalerai pas plus sur les détails, mais c’était pire qu’en Asie centrale sauf que la bas la même prestation aurait coûté le dixième du prix… Les US c’est nul question transport : point final.

La carte de la randonnée

La carte de la randonnée

Enfin arrivé à la guérite des rangers de Longs Peak (drapeau vert sur la carte). Conformément à la réglementation, je réserve mes campements et paie mon permis. Un rangers pas franchement accueillant m’informe que je suis obligé d’avoir avec moi un Bear Canister ou Bear Vault : un container en plastique renforcé pour mettre ma bouffe. J’essaie de négocier pour procéder à l’ancienne : le sac perché dans l’arbre. Impossible : la règle c’est la règle. On est au US, ça se négocie pas. Du coup de pas très aimable il commence à me prendre de haut : je dois acheter le dernier container qu’il reste de disponible, sinon pas de permis… Boom, USD75 en moins pour cette merde qui va m’alourdir. Je vous passe le moment d’ironie ou le gars m’a proposer d’aller camper dans la foret d’à côté sans permis ni container, ou de retourner à la ville pour peut-être trouver un modèle moins cher… je vous passe aussi la tête qu’il a fait quand je lui ai dit que j’avais pas de voiture… ça l’aurait moins choqué que je lui dise que j’arrivais de Krypton sur un iPoney amphibie.

Bref, on en arrive à la réservation des campements… évidemment l’itinéraire que j’avais imaginé n’est pas possible car certains sites sont complets, j’improvise donc un truc qui m’ira bien quand même. Une fois bien en règle, le permis validé et payé (USD20), je peux remettre mon sac sur le dos et me mettre en chemin. C’est déjà le début d’après-midi.

Je commence à marcher, tout gai, ayant encore en tête que j’allais trouver en chemin des victuailles, des armes, des potions magiques, croiser des créatures étranges et devoir jouer aux dés l’issu du combat… : « Vous arrivez à une bifurcation. Sur votre droite un chemin sombre et boueux et un panneau surmonté d’un crâne sur lequel vous pouvez lire ‘Mort certaine’ en inscription de sang. À gauche un chemin pavé de briques jaune et bordé de fleurs et un champ avec un épouvantail. Pour aller à droite rendez-vous au 222, à gauche 156 ».

Bon ben alors pas du tout. Mais c’est pas du tout ça… ! Les chemins sont hyper aménagés : bordures, marches, rampes. Des panneaux et balises à chaque bifurcation. Comme tout aux US, et surtout la bouffe, c’est ‘improved’, ‘enriched’, ‘enhanced’… bref, plus grand chose de naturel… J’aurais presque pu faire la rando sur mon skateboard, et je m’attendais presque à croiser des américains obèses sur leur petites voiturettes avec un réservoir de coca glacé en guise de remorque. Cependant, le premier jour je n’ai croisé personne. Mon premier campement, « Upper River » (marqueur 1), se trouvait dans une petite vallée boisée, bordé d’un petit ruisseau où j’ai pu m’approvisionner en eau. Je craignais les moustiques, mais je n’ai rien vu. Les campements sont aussi hyper aménagés, avec un trône au bout d’un petit chemin pour s’alléger. Tout confort ! J’ai pu souper tranquille mes raviolis en boîte particulièrement immonde. La nuit fut bonne, au chaud dans mon bon sac de couchage. La soirée est restée agréable et sèche…

Le lendemain, la marche fut longue. Très longue. J’ai traversé la zone de Bear Lake, probablement la plus populaire du parc. J’ai donc croisé beaucoup de monde. L’itinéraire pour la journée me faisait passer par Flattop Mountain, le col formant la ligne de séparation des eaux du continent américain : « Continental Divide ». Mais en fin d’après-midi, alors que j’étais en pleine ascension, le secteur était entouré d’orages et de pluies torrentielles. Il ne pleuvait pas encore ou j’étais, mais c’était le chaos tout autour. Au loin une crête était devenue toute blanche : de la neige ! J’ai interrompu ma marche à l’abri, en compagnie de deux filles très sympas, dont une a barbe, mais ça n’a rien à voir (marqueur a).

J’ai observé le mouvement des nuages. Mais malgré mes connaissances en météo grâce à ma petite expérience de vol en parapente, j’ai été particulièrement déstabilisé par ce que je pouvais voir. Incompréhensible. Des mouvements très rapides et des changements violents de direction. D’où j’étais, je n’avais vu que sur 180° vers l’est et le nord. La crête à gravir m’emmenait vers l’ouest mais je n’avais aucune vue vers ce côté.

Après une petite heure d’attente, et une petite douche (légère averse), j’ai décidé de reprendre la marche. La fin de la montée fut longue et difficile. Mais la vue d’en haut était une belle récompense. La crête était plate et déserte, bien au dessus de la ligne des arbres. Spectacle fascinant des orages tout autour, à 360° ce coup-ci… Mais cela voulait dire aussi que j’allais m’en prendre un sur la tronche…

Cependant, j’ai vu une petite source d’eau dans un rayon de soleil, et je n’ai pas résisté de faire une pause toilette après cette longue ascension dans la chaleur moite (marqueur b). Je me suis mis à poil intégral dans cette grande étendue déserte et ai dégainé la dernière de mes petites serviettes magiques (merci maman). Vite propre, j’ai relevé la tête en regardant vers l’ouest… j’ai blêmi. Une énorme averse fonçait à l’évidence droit sur moi… J’ai remballé tout mon matos et me suis mis à courir sur le chemin, espérant pouvoir trouver un abri ou au moins vite rejoindre la limite des arbres. Après 10 minutes de trot, j’ai compris que je ne pourrai pas me mettre à l’abri et que j’allais me trouver à la merci de l’orage, encore sur la crête. Donc trot, mais pas assez (marqueur c). La seule chose a faire était de monter la tente et de serrer les fesses. Je crois que j’aurai gagné un concours de rapidité de montage de tente… et j’ai pu m’y réfugier dès les premières gouttes… et les dieux se sont acharnés ! Je me suis trouvé au cœur de l’orage. Éclaires, grondements, vents, pluie battante. J’épongeais à l’intérieur en me recroquevillant pour ne pas toucher la tente trempée. Après une bonne demi-heure, j’ai pu reprendre le chemin. Il me fallait maintenant arriver au campement avant la nuit. Fatigué, je descendais rapidement les marches (!) vers ‘July’, le campement le plus proche (marqueur 2 et 4). Je ne pourrais pas atteindre mon campement officiellement prévu, encore 5 miles plus loin.

Cette sensation de chaud et humide, collant et fatigué devenait vraiment difficile. Enfin arrivé au campement, j’ai remonté la tente complètement trempée, une soupe, et au lit !

J’ai alors compris que la vraie difficulté des rocheuses, c’était la météo : imprévisible, violente, véritablement dangereuse.

Je me levais tôt le lendemain pour rejoindre le campement suivant tout proche de « North Inlet Junction » (marqueur 3), et entreprendre la randonnée vers les lacs de Nokoni et Nanita. Ce jour la, la météo a été beaucoup plus sympa… Les lacs étaient jolis, et la vue des points culminants environnant était sublime (marqueur d). Là encore, j’ai pu comprendre la violence des éléments. De nombreux arbres foudroyés, brûlés, couchés. Un spectacle de désolation déroutant. J’ai observé longuement un arbre d’une vingtaine de mètres, arraché à sa base. Ce qui était particulièrement intrigant c’est que le tronc avait été projeté à 4 mètres de sa souche par la violence de la bourrasque qui l’avait emporté. Il n’avait pas été déplacé après sa chute, mais bien emporté par un vent d’une force phénoménale. Sa cime brisée sur un rocher témoignait de l’endroit précis où l’arbre s’était échoué. Je contemplais la scène, terrorisé.

Redescendu de ces hauteurs tourmentées, je pris un bain dans la rivière glacée avant de retrouver ma tente et de m’y abrité pendant la pluie de fin de journée. J’ai plus tard eu la visite de biches, première rencontre avec la faune. Soirée et nuit calmes. A la tombée de la nuit, je lisais mon kindle à la lueur de ma frontale, ou écoutait des podcasts sur mon téléphone dont j’économisais précieusement la batterie.

Le lendemain je retournais à ‘July’ (marqueur 2 et 4), le campement de la veille, selon la suite de mon itinéraire officiel. Petite ascension de 4 miles, durant laquelle j’ai croisé un ranger qui m’a contrôlé, et assisté à la spectaculaire mise à mort d’un papillon de nuit pas une guêpe. Cette dernière, après un combat acharné de 15 minutes, s’est envolée avec son butin : la glande située sous la tête de la victime…

J’allais passé le reste de la journée tranquillement sur le campement, ou la nature me réservait d’autres surprises. J’ai pu explorer un peu plus ce fond de vallée arboré : prairies, rivière avec une petite cascade au pied d’un pierrier. J’ai pu installer ma tente, faire sécher mes affaire et faire une sieste au soleil. Cet endroit était un vrai petit coin de paradis. Puis j’ai eu de la visite. Un énorme cerf armé de bois impressionnants. Les bois seuls devaient faire ma taille. Il était à 30 mètres de ma tente, et j’ai senti que je devais pas le déranger dans sa déambulation. J’ai même commencé à prendre peur et me suis mis derrière un rocher pour l’observer… Vu la taille de la bête, fallait pas qu’il se mette à charger…

Il broutait tranquillement puis a poussé quelques brames, s’est dirigé vers un petit sapin et lui a mis la misère avec ses bois… pendant plus d’un quart d’heure il a ruiner l’arbuste sans défense, puis s’est rouler dans la boue avant de s’éloigner… Superbe spectacle…

En fin de journée, j’ai eu droit à un nouvel orage. Celui-ci fut particulièrement riche en lumières… un festival d’éclaires pendant une demi-heure à un rythme à déclencher une crise à un épileptique… Et bien sûr tout était de nouveau mouillé, oubliant la douce chaleur du soleil…

Le lendemain matin, je me suis réveillé parmi les biches. Une d’elle s’est précipité à un endroit non loin de ma tente et s’est goinfré de petites épines qui jonchaient le sol. Je venais tout juste de les ‘améliorer’ de mon délicieux pipi matinal… à la tienne l’ami !

J’ai repris la route vers le col de Flattop Mountain pour repasser Continental Divide et revenir dans la partie est du parc pour poursuivre mon périple. Moins fatigué que la fois précédente et le temps étant plus clément, j’en ai profité pour gravir Hallett Peak (marquer e), un point de vue au dessus de Tyndall Glacier avec une belle vue panoramique.

En redescendant vers Odessa Lake, j’ai pris un raccourci par un pierrier un peu raide sur les conseils d’un local (marqueur f). Il m’a fait rêver en me disant que de nombreux skieur de randonnée font la descente en hiver. J’ai en effet pu voir quelques traces de passage de skieurs : crème solaire et accessoires divers perdu dans la neige. J’ai aussi vu des ossements, qui auraient pu être des restes de skieurs…

La descente vers Odessa Lake fut plaisante sous un lourd soleil de début d’après-midi. Arrivé au lac, je me suis rapidement baigné tant que le soleil était la pour me réchauffer (marqueur 5). La température de l’eau m’a rappelé que j’étais juste en dessous des glaciers… l’immersion totale n’a pas duré plus d’une seconde…

Petite pluie de fin de journée, soirée calme. Mais pendant la nuit, le vent s’est levé, faisant trembler ma tente. Réveillé, mais peu inquiet, j’étais content de voir la lueur de la lune. Le vent était quand même très violent, et battait ma tente. J’ai pris conscience que s’il se mettait à pleuvoir, le vent rendrait ma tente inutile et que je serais trempé jusqu’au fond de mon sac à viande. Dans un coup de flippe, je me suis levé et ai pris ma tente sous le bras pour me mettre à l’abri un peu plus loin. Il était environ 4heures du matin. J’ai tant bien que mal fini la nuit, et décidé que ce serait la dernière. Fatigué du mauvais temps, et de l’aspect un peu trop parc d’attraction du lieu, je voulais retrouver la ‘civilisation’. La descente de Odessa vers le centre de visiteurs de Moraine Park m’a fait traversé une autre vallée désolé (marqueur g). Arbres brûlés sur une surface impressionnante. Une locale, croisée en chemin, m’as dit qu’un incendie important a tout brûlé en octobre dernier. Décidément un endroit de la planète au climat rude et ingrat.

Terminant tranquillement la descente, j’ai pu profiter du confort des aménagements… La navette du parc relie les principaux points d’accès à la ville de Estes Park. En moins de 10 minutes, j’échappais à la fournaise pour me retrouver dans le luxe glacé de la climatisation du bus… J’y ai fait la rencontre de Fran et Naomi, deux joyeuses sexagénaires de Denver en balade qui m’ont ramené jusqu’à chez Shawn Rae. Rencontre très sympa, on a bien rigolé, et je les ai fait tremblé et rêver avec mes histoires de randonnées et de tour du monde…

Retrouvé le confort et la présence chaleureuse chez Shawn, j’étais content de mon expédition, et d’avoir pu surmonter les défis des Rocheuses.

J’avais en quelque sorte apprivoisé un nouveau territoire, fait de nouvelles expériences en me mesurant avec la nature. Non seulement ces moments me permettent de constamment mettre à l’épreuve mon corps, mais me permettent aussi des moments de méditation et d’exploration de mon esprit. Cela rappelle qu’on est rien face à la nature, et qu’on lui doit tout.

Je savoure le goût à la vie, je pense à mes amis et ma famille que j’aime et qui me manquent. C’est toujours un grand moment de jubilation. Une aventure solitaire qui certes a ses limites mais qui offre une expérience unique.

Bierstadt Lake Rocky la Marmotte Emerald Lake, lors de l'ascension vers Flattop Mountain, et lors de la pause météo... La vallée ravagée par le feu en octobre dernier Parafoudre Impossible de se perdre Ossements dans le pierrier 'Improved trail' Le secteur Nokoni/Nanita est très prisé par la foudre... Le secteur Nokoni/Nanita est très prisé par la foudre... Le secteur Nokoni/Nanita est très prisé par la foudre... La vue d'haut dessus du Lac Nokoni Lake Nokoni Lake Nokoni La neige ça glisse Glacier Tyndall Two Rivers Lake Tyndall Glacier, vu du Hallett Peak La biche urophile de July Le cerf de July Le petit sapin dépouillé et la trace du cerf qui s'est roulé dans la boue Scène de la vie quotidienne Glacier Tyndall The End: fin de la rando à Moraine Park

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My travelling secrets… http://www.lebigjay.net/my-travelling-secrets/ http://www.lebigjay.net/my-travelling-secrets/#comments Wed, 07 Aug 2013 20:43:13 +0000 leBigJay http://www.lebigjay.net/?p=1414 I will unveil and share my little travelling secrets with you. First here’s a series on how I use my skateboard to travel easy and light! Episode 1 Episode 2 Episode 3 Episode 4

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First here’s a series on how I use my skateboard to travel easy and light!

Episode 1

Episode 2

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Crossing the border from Canada to the USA, from Ontario to Michigan at Sault-Ste-Marie http://www.lebigjay.net/crossing-the-border-from-canada-to-the-usa-from-ontario-to-michigan-at-sault-ste-marie/ http://www.lebigjay.net/crossing-the-border-from-canada-to-the-usa-from-ontario-to-michigan-at-sault-ste-marie/#comments Sat, 03 Aug 2013 11:10:42 +0000 leBigJay http://www.lebigjay.net/?p=1421 Sault-Ste-Marie is both in Ontario and Michigan, but look totally different on either side. The only thing they have in common is the nickname: the ‘Soo’. The border is formed by river St-Mary that flows from Lake Superior to the North Channel of the Lake Huron. A long suspended bridge can take you across. On [...]

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Sault-Ste-Marie is both in Ontario and Michigan, but look totally different on either side. The only thing they have in common is the nickname: the ‘Soo’. The border is formed by river St-Mary that flows from Lake Superior to the North Channel of the Lake Huron. A long suspended bridge can take you across.

On the Canadian side, it’s a proper industrial border city at its worst: run-down and deserted shopping street, dark shops with depressingly old and dusty windows, big empty parking lots outside ugly administrative buildings, a grim duty-free shop with adverts for a free leather bag for the purchase of two bottles of bourbon, and a 24-hour casino right next to the border post.

On the American side it’s a lovely touristy little town that attracts visitors with the lock. There’s a nice little park by the river, a visitor center (yes, center and not centre on this side of the river!), a museum, and a two-storey glassed gallery overlooking the lock. The all lady at the museum’s reception makes announcement for every ship going through, with ship’s profile, stats, cargo and history. It’s all well maintained: mowed lawn, flower beds, American flags. The shopping street looks fresh, colourful and attractive…

Well, you get my point. Now about crossing.

The bridge can only be crossed with a vehicle. Bicycle at least. So for me pedestrian, I had to take a bus that’s only operated during the day, from 7am to 7pm week days, and 9am to 5pm weekends. I got in the Soo, Canadian side on the Friday at 7pm. That meant I was stuck in that horrible city. I camped near a power plant, between a railway and a highway, hiding in the woods. I would miss the Greyhound bus to get to Detroit leaving at 7:40am on the Saturday.

So when I got up in the morning, I didn’t rush and enjoyed my last Canadian coffee in a Tim Horton’s by that awful shopping street and carried on with crossing the border around 11am. This is when I filmed this quick video.

The bus is $2 (whether CAD or USD, the same!). The traffic line forms on the bridge and crossing took one hour. There was no customs to go through on the Canadian side, but I was submitted to proper examination and search on the US side. You should have seen the face of the lady customs officer when she search through my stuff: all my clothes dirty after one entire week of wild camping…!

I knew I would have to camp yet one more night before catching the bus on the next morning at 7:40am. I treated myself with a nice all-day-all-you-can-eat breakfast buffet for only $11, and I visited the Soo lock and very interesting and well documented museum. Later in the afternoon, I felt a sudden urge to take a shower.

Where could I find a shower…? Sneaking in a hotel Spa seemed difficult. Begging at reception to get access to the facilities seemed equally impossible. I didn’t find any swimming pool on Google, so I started looking for a stadium or sports complex. Undoubtedly the local football team would be practising, and I could probably sneak in or ask to get a shower in the changing rooms. Indeed I found a football ground, home to the local Soo football team, but to my surprised it was empty. I tried my luck, and was even more surprise to find the locker rooms were open. I had the best shower of my life and used my last clean clothes to dress up…

It felt so good that I went back to the shopping street and had a lovely pint of fresh lager. Also probably one of the best I ever had, but because I hadn’t been drinking for 2 weeks, I felt literally pissed! Even merrier then, I took a bus to outside of town, right in the commercial area where the Greyhound (actually Indian Trials, operating for Greyhound) stop is. Right next to the biggest Wallmart in the world! I found a nice a little hidden spot to set camp, and got lots of food from Wallmart, and had the best picnic on the car park…!

The following morning, I caught the bus, that took me to Detroit by the end of the day. I was in for a surprise, discovering yet another run down and deserted city…

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Bruce peninsula: where the Grizzly bear is hiding http://www.lebigjay.net/bruce-peninsula-where-the-grizzly-bear-is-hiding/ http://www.lebigjay.net/bruce-peninsula-where-the-grizzly-bear-is-hiding/#comments Mon, 29 Jul 2013 20:32:36 +0000 leBigJay http://www.lebigjay.net/?p=1395 When I told people in Toronto I was heading to the Bruce peninsula, most of them had no clue what it was. Getting there was a little difficult and costly, but I got more that I bargained for. If you like nature, hiking, swimming in pristine water, nice white sandy beaches or more rocky coves; [...]

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When I told people in Toronto I was heading to the Bruce peninsula, most of them had no clue what it was. Getting there was a little difficult and costly, but I got more that I bargained for. If you like nature, hiking, swimming in pristine water, nice white sandy beaches or more rocky coves; well get ready because it has all to offer…

“He’s doing the trail!”, said Rachel to her kitchen aid at her little bakery store down in Lion’s Head on the Bruce Peninsula. What caught my attention is that she said it with a mixed tone of surprise and anxiety. I was ordering sandwiches and other freshly made delicacies to go. “Are you by yourself? Camping? You know there’s no cell coverage down here. And they say the grizzly bear’s been seen roaming about…”
Well, one can never be too careful, but to the eyes of a local the simple fact of travelling without your own car is crazy, if not impossible to imagine. So I took her advice, and the food, and left.

The Bruce peninsula is a long stretch of land of 100km into the Hudson lake, about 200km north-west of Toronto, in the province of Ontario, Canada. To get there from Toronto, take a Greyhound bus to Owen Sound (running everyday: C$40, 4 hours). From there, you can start hiking on the Bruce trail, or there’s a First Student bus on weekends and holidays to Tobermory, and you can request any stop you like along the highway 6 (from Owen Sound down to Tobermory: C$32 and 1,5 hours).

The Bruce trail runs for 900km from Niagara to Tobermory, at the tip of the peninsula, where a ferry service crosses to Manitoulin island – claimed to be “the biggest fresh water lake island in the world” (4 departures a day). The trail has over 300km of side trails allowing you deeper sightseeing in the form of loops or shortcuts along the main trail.
I got off the bus at the Visitor Centre in Ferndale, halfway down the peninsula, where I found all the necessary maps and information on where I could buy food and camp out.

Once I’d got food from Rachel’s bakery (with free wifi) and drinks from the local convenience store I walked to the beach to find the trail. I was immediately stricken by the white sandy beach and Caribbean-like pristine-clear water. The small marina and the cliffs in the background made the scene no less charming. But it was getting late and the weather was changing. I knew it would rain later and had to get going.

I left the little town heading north-west. Passed the marina the sand was replaced by pebbles and rocks but the water remained amazingly transparent. After a few houses, the road gave way to a proper trail on the forested shoreline. But not for long. To my surprise, the trail became a dirt road with more houses. Whether the houses were on the lake side or the land side of the road, the facing shore would be private.

People were saluting as I was walking pass their houses, if not willing to make a bit of conversation. Again, they all seemed a little scared to see me get on the trail on my own, late, and with the rain approaching. One very nice lady even offered me to camp in her garden, and have a hot shower… That’s Canada: people are very nice and chatty, and some are generous and hospitable. The lady then continued: “my girlfriend jogged along the trail last week, she said the trail can be bitchy, so watch your step! Also you’ll never make it to the next campground tonight, but you can pitch your tent by the old cabin passed the orchard.” That got me really excited!

The first drops of rain started to fall when the I reached the end of the road. Although the trail is rather generally well marked I couldn’t find it there. I might have missed a sign while admiring the view. I had to ask my way to an old man passing by in his golf cart. He showed me straight to the orchard and the old cabin. I set camp in the woods nearby, and walked further down the trail without my heavy bag. It was indeed a bit rugged and steep, but I got my reward once on the cliff: what a view! The combination of the early dusk and the low, heavy and threatening clouds were offering the most dramatic scenery. The clear view on the bay and the cliff of Lion’s Head opposite, the gentle waves of blue water breaking on the rocks down below… that was breathtaking.

Back to my camp later, the night was pretty quiet, with absolutely no sign of the “grizzly” bear. It rained all night though and hopefully my new super cheap and super light one-person tent made in Bangladesh passed the test!
On the following day, I had to make my way to Tobermory by the road, and regretted not to have packed enough food and water to hike all the way to there on the trail. What I’ve seen was a very tempting preview of all the countless wonders the peninsula will unveil to those who have the courage and time to explore it.

In most parts you can hike the trail for several days without seeing houses. There are a variety of provincial parks and nature reserves along the way that offer a protected environment, and facilities such as official campgrounds with fireplaces and basic toilets. Just make sure you have enough food and water because it might be days before you see a shop.
The Bruce peninsula visitor centre in Ferndale has all the information you need, and you should also follow there strict guidelines regarding safety (wild animals if not a grizzly bear!) and environment protection.
The Beach At Lion's Head, Bruce Peninsula, Ontario Rocky Beach and Lion'sHead in the background, Bruce Peninsula, Ontario Prictine Water and Lion's Head, Bruce Peninsula, Ontario Bruce Peninsula, Ontario, Canada The Bruce Trail from field to woods, Bruce Peninsula, Ontario A 'bitch' of a trail... watch your step! Bruce Peninsula, Ontario Bruce Trail, Bruce Peninsula, Ontario Lion's Head, Greorgian Bay, Bruce Peninsula, Ontario The Lion's and Mine... Bruce Peninsula, Ontario My Camp, Bruce Peninsula, Ontario Tobermory, Bruce Peninsula, Ontario

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Montréal sous la tempête http://www.lebigjay.net/montreal-sous-la-tempete/ http://www.lebigjay.net/montreal-sous-la-tempete/#comments Wed, 24 Jul 2013 22:26:17 +0000 leBigJay http://www.lebigjay.net/?p=1363 Les locaux le disent, ces gros orages répétés – en moyenne un par semaine depuis que je suis arrivé à Montréal – ne sont pas coutumes dans l’est canadien. Toronto a été victime de pluies torentielles cet été causant d’importantes inondations à répétition. Voir le diaporama spectaculaire du Guardian. Le vendredi 19 juillet, Montréal a [...]

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Les locaux le disent, ces gros orages répétés – en moyenne un par semaine depuis que je suis arrivé à Montréal – ne sont pas coutumes dans l’est canadien. Toronto a été victime de pluies torentielles cet été causant d’importantes inondations à répétition.

Voir le diaporama spectaculaire du Guardian.

Le vendredi 19 juillet, Montréal a échapé de peu à une tornade (article de CBC).

Me trouvant à l’extérieur de la ville, j’ai pu voir le monstre approcher, avec un ciel d’une beauté troublante. Le lendemain, je devais me rendre à l’autre bout de la ville pour aller chercher la voiture de location pour notre week-end. J’ai eu la surprise de traverser un quartier sinistré…

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Dix-neuf et quatre-vingt-dix-neuf http://www.lebigjay.net/dix-neuf-et-quatre-vingt-dix-neuf/ http://www.lebigjay.net/dix-neuf-et-quatre-vingt-dix-neuf/#comments Wed, 24 Jul 2013 20:00:37 +0000 leBigJay http://www.lebigjay.net/?p=1358 Le Canada a décidé de retirer de la circulation le ‘sou noir’, la pièce de un cent, dit un ‘sou’. La plus petite pièce devient donc celle de cinq sous. Une situation qui rend rare le fait de pouvoir payer en espèce le prix affiché à la caisse… Savoir quel va être le montant exact [...]

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Le Canada a décidé de retirer de la circulation le ‘sou noir’, la pièce de un cent, dit un ‘sou’. La plus petite pièce devient donc celle de cinq sous. Une situation qui rend rare le fait de pouvoir payer en espèce le prix affiché à la caisse…

Savoir quel va être le montant exact à débourser pour un achat quel qu’il soit en Nord Amérique est un casse tête, voire une tâche impossible. Les prix sont la plupart du temps affichés hors taxes, et hors pourboire de rigueur. Parfois la taxe est déjà incluse, mais c’est pas toujours affiché. Il existe donc ici une notion qui est aberrante quand on vient d’Europe : on ne sait jamais précisément combien on va devoir sortir de sa poche. Cet état de fait induit ici un rapport très particulier à l’argent : personne n’est à un ou deux dollars près sur des achats en dessous de 50 dollars. Les commerçants sont surpris quand on leur demande un prix tout compris, car justement, ils ne comprennent pas quelle importance cela peut avoir.

Autre fait amusant : tous les prix affichés se terminent en ’9′ : $1.79, $4.49, $9.99… que cela soit hors taxes ou taxes incluses, c’est un prix impossible à régler en espèces. Ces prix artificiels, dits prix ‘psychologiques’ en langage mercantile, ne choquent personne ici, puisqu’on est pas à un ou deux dollars près… Le vendeur fixe donc toujours ses prix en arrondissant un prix qui restera donc encore à arrondir une fois à la caisse…
Justement, passons à la caisse… Une fois les taxes ajoutées, il s’affiche $12.42. Il a été publié par le syndicat des commerçants une règle d’arrondi pour mettre les choses au clair (Article), mais il m’est déjà arrivé de payer un arrondi arbitraire favorable au commerçant. Le seul moyen de payer le prix affiché est de régler par carte de crédit.
Cela me rappelle qu’en Ouzbékistan, cela pouvait arriver car il n’y avait pas de plus petite coupure que 50 som (0,015 centimes d’euro). Dans le cas ou le commerçant ne pouvait pas rendre la monnaie, il donnait un bonbon en compensation… sympa !

La politique de prix en ’9′, les taxes en sus, l’arrondi final : cela manque singulièrement de transparence. En discutant avec les locaux, cela leur semble tout a fait régulier (comprendre ‘normal’, c’est du québecois).
Vu de ma culture européenne et de mon esprit binaire, ayant travaillé avec une comptable brillante et d’une rigueur à toute épreuve, et ayant voyagé dans de nombreux pays où tout se négocie et ou les prix s’apprécient ; cela me paraît absurde, voire scandaleux.
Quelle est la marge d’erreur à la fin de la journée, du mois, de l’année à l’échelle d’un pays comme le Canada ? C’est étourdissant !
« Toi tu paies un sou de plus et le client suivant paiera un sou de moins, à la fin de la journée ça change rien » comme m’a rétorquer un brave québecois avec son phlegme caractéristique. Certes, j’en conviens, dans le meilleur des cas, mais c’est totalement aléatoire…

Dans une région du monde où tout le monde s’arrête à l’arrêt (stop), ne traverse qu’au vert, fait la queue dans l’ordre d’arrivée à l’arrêt de bus, fait un procès pour un bleu, ne consomme pas de produits non pasteurisé voire aseptisé, où il ne faut pas faire un pas de travers au risque d’être dénoncé par son voisin, où le café se déguste à travers la couvercle en plastique, le tout dans une ambiance un tantinet psycho-rigide, le consommateur est bien docile, un peu benêt : la société de consommation dans toute sa splendeur…

En savoir plus :
Article du 31 juillet 2012 de Radio Canada annonçant la mort du sou noir
Article du magazine Les Affaires sur les conséquences du retrait du cent

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Mon moi(s) à Montréal http://www.lebigjay.net/mon-mois-a-montreal/ http://www.lebigjay.net/mon-mois-a-montreal/#comments Tue, 23 Jul 2013 21:28:05 +0000 leBigJay http://www.lebigjay.net/?p=1341 Arrivé le 24 juin, je m’apprête à quitter le belle province de Québec ce vendredi pour commencer mon périple d’un mois à travers une petite partie du Canada et des USA. J’ai passé un mois à Montréal à apprivoiser la ville, tenter de comprendre le Québec et les Québecois. Je vais tenter de faire un [...]

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Arrivé le 24 juin, je m’apprête à quitter le belle province de Québec ce vendredi pour commencer mon périple d’un mois à travers une petite partie du Canada et des USA. J’ai passé un mois à Montréal à apprivoiser la ville, tenter de comprendre le Québec et les Québecois. Je vais tenter de faire un bref résumer ici de mon expérience.

Parti de Londres, j’ai laissé derrière moi mon vélo qui m’avait accompagné depuis mon arrivée à Paris en avril. Je savais qu’il allait me manquer un moyen de déplacement urbain dans ma nouvelle ville. J’ai donc pensé au skateboard. J’y ai pensé aussi parce que pour moi c’est un des symboles de l’Amérique, et d’un mouvement auquel je m’identifie: sport de rue, freeride. Le lendemain de mon arrivée, j’ai donc acheté mon premier skateboard, et j’ai commencé a faire mes premières chutes dans les parcs de Montréal. J’ai ainsi découvert ce qui me plaît le plus à Montréal : l’espace, et la présence constante de la nature et de la verdure.

Espace

Bien sûr les avenues y sont larges et longue, et le plus souvent bordées d’arbres, mais aussi les parcs et les espaces verts y sont nombreux, et complètement ouverts sur la ville. Pas de clôture, pas de barrière. Cela accroît considérablement la sensation de liberté et d’accessibilité à des bulles de bien-être. En ajoutant à cela la hauteur limitée des maisons et donc une densité faible d’habitations, Montréal est une ville très agréable et (d)étendue.

Après quelques jours de pratique du skateboard – et les coudes en sang –, j’ai commencé à parcourir de longues distance et explorer la ville et ses quartiers, prendre mes repères et quelques habitudes : les bons spots pour le déjeuner, le cappuccino (une véritable addiction!), les fruits…
Après un hiver long et rude: jusqu’à -40°C et de la neige partout, empêchant toute activité extérieure, même les déplacements à vélo, les Montréalais prennent leur revanche et passent leur temps à l’extérieur. Les infrastructures sportives sont omniprésentes: parcours de santé, terrain de baseball, de soccer ou de football, et… piscines ! Des piscines en plein air, et gratuites !

Il règne une saine atmosphère de bien-être à Montréal. Le seul bémol à cela, c’est le couvre-feu. Les parcs, même si techniquement ouverts, sont interdits d’accès de minuit à 6 heures, et la police fait des rondes pour chasser les profiteurs qui se prélassent tardivement sur les fraîches pelouses pour échapper à la chaleur de la nuit…

Rencontres

Après avoir squatté une semaine chez mon ami Pascal, j’ai intégré une colocation, et commencé à vivre Montréal comme un vrai montréalais – certes en vacances, mais montréalais quand même :) –. Même si la coloc est entre français, j’ai pu rencontrer quelques québecois, dans les soirées et week-ends organisés. Entre autres conversations intéressante avec nos ‘cousins’, nous n’avons pas pu éviter l’incontournable sujet de la langue Française. Pour vous la faire courte, c’est la première fois que j’entendais un québecois m’expliquer avec ses tripes son amour pour sa langue et son implication pour sa conservation, face à l’envahissant anglais. Et ce témoignage, je vous propose l’écouter, en version originale.

Après un mois et demi à Londres, j’étais impatient de retrouver un milieu francophone, et de reparler français. Mais il existe de nombreuses différences d’expression et de vocabulaire qui rendent parfois la compréhension difficile. Je vous épargne la catalogue des différences que tout le monde connais, pour mettre plutôt l’accent sur l’aspect très agréable du contact avec les québecois.

Comme vous le sentirez rapidement en arrivant ici – si vous restez dans les clous de règlements parfois un peu rigide – les rapports humains ont un côté informel et décontracté qui caractérise les québecois. Ça commence par un ‘salut’ et un tutoiement, et vous remarquerez toujours chez votre interlocuteur un attention particulière, une jovialité et un regard qui rendent le contact tellement plus chaleureux. Oui, ‘chaleureux’ : c’est probablement ce qui caractérise le mieux les québecois.
En un mois à Montréal, je n’ai été témoin que de deux embrouilles entre gens dans la rue, dont une était entre gens bourrés, donc j’ai presque envie de dire que ça ne compte pas !

Activités

Les journées sont passées très vite… oui, c’est d’emblée une excuse pour n’avoir pas fait des milliers de choses. J’ai pris mon temps. Je me suis beaucoup baladé avec mon skateboard, pour me familiariser avec lui, pour explorer, pour me déplacer sans avoir à prendre le métro ni le bus. Un parc, une piscine, une petite expo de temps en temps, un petit concert, un cappuccino… beaucoup de cappuccinos !
J’ai lu pas mal, entre Samarcande d’Amin Maalouf – presque un an après mon périple en Ouzbékistan avec Anne-Cécile, et sur la recommandation de Liz –, et quelques bédés en tout genres, mes colocataires ici étant des fans.
Mais surtout, j’ai eu la chance d’être embarqué en week-end – pardon, en congé de fin de semaine – par deux fois avec mon amie Alice et quelques un de ses délicieux amis québecois.
J’ai passé un séjour mémorable à Montréal, et rencontré des gens super. Nous allons faire tous ensemble une petite soirée demain avant mon départ.

La suite ?

Ces bons moments dans la douceur de l’été ne m’ont pas facilité la tâche d’envisager mon re-départ. Mais gonflé à bloc de joie de vivre et de soif de découverte, j’ai passé la dernière semaine a étudier très sérieusement mon périple à venir à travers l’Ontario, et les USA en direction du Colorado, puis de Washington.
Après maintes discussions avec Alice, je me suis résolu à acheter une tente (minimale) et un peu d’équipement pour camper. Notamment autour du lac supérieur, peut-être ensuite dans les rocheuses, et pourquoi pas sur le reste de mon parcours en Amérique centrale.

Dans mon obsession pour voyager le plus léger possible, je vais renvoyer un paquet en France avant de quitter Montréal avec tout ce qui va m’être superflu en m’éloignant de la ville… je devrais pouvoir m’alléger de 3 voire 4 kg…
Enfin, dans ces derniers jours, j’ai eu quelques échange avec le voyagiste Mark Warner à Londres, avec qui j’avais eu deux entretiens en vue de refaire une saison l’hiver prochain. Et bien ce projet ce confirme donc, et je vais devoir organiser mon ‘retour’ au cours du mois de novembre. D’ici la, j’atteindrais peut-être le Honduras ou le Nicaragua… ‘A suivre’ donc !

La grosse frime sur mon Skate... On voit juste pas que j'ai les coudes en sang... Belle enseigne un peu vintage, avec la petite feuille d'érable Skatepark au Parc Desmarteaux dans mon quartier de Rosemont. Pour plus tard, j'en suis pas encore la... Parc Maisonneuve et le stade olympique Stade de football à l'université de Montréal Vestige de remontée mécanique sur le Mont Royal Parc Jary Allée dans les quartiers populaires Entrée d'immeuble Terrain de baseball dans mon quartier Rosemont Montréal, une grande avenue résidentielle Piscine au parc Laurier

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Standing At A Crossroads… http://www.lebigjay.net/standing-at-a-crossroads/ http://www.lebigjay.net/standing-at-a-crossroads/#comments Wed, 08 May 2013 10:00:15 +0000 leBigJay http://www.lebigjay.net/?p=1302 … and contemplating all possible roads. After a slight diversion in my travel, that included a short seasonaire job in a ski resort in the French Alps and one month in Paris, I am now posted in London. It’s good to be back here, with some time ahead to work out different options for the [...]

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… and contemplating all possible roads.

After a slight diversion in my travel, that included a short seasonaire job in a ski resort in the French Alps and one month in Paris, I am now posted in London.

It’s good to be back here, with some time ahead to work out different options for the future.
I left France with only my bag, riding a newly bought bicycle, and crashed here with my friends in Kennington. They will be sharing their house with me for one month, for a start.

One month during which I am trying to find a job. “What? a job? What about your travels?”, I hear you say with a flabbergasted tone. Well after travelling 6 months last year and being a nomad for one year and a half now, I feel I need to work again. Yes, work. The month I spent in Paris working with Attitude Travels relaunching the website (www.attitude-travels.com, yes, yes, it’s a very good site, thank you) was such an exciting experience, it made me realised I was missing collaborative work, a team life, and a long term shared project. And I really love the travel industry, and tour operator business. On another hand, I have travelled enough on this first expedition to quench my thirst for adventure — for the time being…

So yes, I am looking for a job in travel, preferably for a sports/adventure-orientated tour operator. For this purpose I have updated my profile on LinkedIn, and registered on several website specializing in travel: C&M recruitment, Prospect4Travel, Reed, amoungst other?

If a good opportunity arises, I would be very glad to settle down here for a while, enjoy the work experience, and loving the London life, which, BTW, is not far from Paris…!

But if I don’t find the perfect job, I will savour other pleasures, of course. I have a plane ticket booked to travel from Dublin to Montreal on the 24th of June. If nothing’s happened job-wise by mid June, I would get on with my original plans: visit Liz in Dublin to celebrate the summer and our retrouvailles, and then travel the Americas from North to South.

Alright dear friends and followers, I will keep this as short as possible, I just wanted to update you with the situation, and draw your attention to this new design, which I hope you will find more easy to navigate and search.

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Jianshui Railway http://www.lebigjay.net/jianshui-railway/ http://www.lebigjay.net/jianshui-railway/#comments Wed, 17 Oct 2012 21:32:12 +0000 leBigJay http://www.lebigjay.net/?p=967 Here is what remains of the railway in Jianshui. This track is part of the Hanoi – Kunming network build by the French in the early XXth century. It has the particularity to have a 1 metre gauge. You can learn more about this railway by reading the Wikipedia article: Kunming-Hai Phiong Railway.  

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Here is what remains of the railway in Jianshui. This track is part of the Hanoi – Kunming network build by the French in the early XXth century. It has the particularity to have a 1 metre gauge. You can learn more about this railway by reading the Wikipedia article: Kunming-Hai Phiong Railway.

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